Nord contre Sud : hip hop parisien et marseillais

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14 novembre 2011

Nord contre Sud : les différences entre le hip hop parisien et marseillais

Depuis son développement à la fin des années quatre-vingts, le hip hop français est devenu une valeur pour les quartiers pauvres des grandes agglomérations, particulièrement Marseille et Paris. Même si le hip-hop des deux villes est généralement l’expression des populations marginalisées, et traitent de politique, chacun a son genre.

Le hip hop « parisien » vient des banlieues d’Île de France (Paris et sa région) en particulier de Seine-Saint-Denis, (le 93). Les artistes de Marseille viennent du centre-ville où les difficultés sociales sont plus notoires. Il y a toujours eu une concurrence entre les deux cités, alors le succès des groupes marseillais permet à la ville de s’unifier derrière la reconnaissance musicale. “Je danse le Mia” de IAM  (1994) rappe les nuits marseillaises : Je te propose un voyage dans le temps via planète Marseille, Je danse le Mia>>. Cette chanson a été première au Top 50 et seconde plus vendue après Youssoun Dour en 1995 (Cf SNEP). Les marseillais parlent souvent de questions internationales, utilisant souvent les paraboles pour présenter des solutions. IAM rap souvent des questions du Maghreb, et de la mondialisation ; ils utilisent souvent les métaphores. Par exemple, “Côté Obscur” est une chanson qui compare le gouvernement français et le côté obscur de Star-wars (La Guerre des Etoiles).

 

Paris n’a jamais eu les mêmes résultats car ses rappeurs n’ont qu’un succès local et sont trop politisés et violents. Même si la jeunesse l’idolâtre, les adultes et les autorités les trouvent en général trop dangereux. Ils traitent de sujets locaux. Par exemple, NTM, un groupe du 93, écrit des chansons avec des paroles choquantes centrées sur les problèmes des banlieues. Leur plus grand succès, “Police”, attaque la police comme étant un véritable gang « organisé, hiérarchisé ».

 

Les groupes de hip hop français sont très politique et intelligent, les jeux de mots sont partout dans des chansons et les rappeurs traitent les sujets essentiels de la société parfois de façon très musicale ; Oxmo Puccino, un rappeur bien connu à Paris, a fait un album avec un groupe jazz “The Jazz Bastards”.

 

En savoir plus : Les groupes parisiens les plus connus sont Assa

ssin, Suprême NTM, et Ministère A.M.E.R., Pour Marseille on cherchera IAM, Fonky Family ou le 3me œil.

 

« Le Rap: Tentative d’Expression Politique de Jeunes des Quartiers Relégués », par Laurent Mucchielli,Mouvements no. 3 pp 60-66

Black, blanc, beur: rap music and hip-hop culture in the francophone world, par Alain-Philippe Durand, AP Durand 2002

Les chansons utilisées:

IAM – “Coté Obscur” et “Je danse le Mia”

NTM – “Police”

Du graffiti sur un mur à Paris (Bodkin, 2011)

 

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