L’obésité en France : un problème social

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21 novembre 2011

Une épidémie d’obésité a commencé en France pendant les années 80. Aujourd’hui elle touche principalement ceux qui sont déjà défavorisés dans la société, c’est-à-dire la classe ouvrière. Plus particulièrement les femmes et surtout les mères sont beaucoup affectées à cause de leur situation économique et souvent après plusieurs grossesses. Selon l’INCA (Étude individuelle nationale de consommation alimentaire), « 60 % des femmes et 44% des hommes souhaitent peser moins »[1]. Les statistiques de WHO (l’organisation mondiale de la santé) montrent qu’en réalité la prévalence de l’obésité chez les femmes (15-100 ans) est à 36.9% en France contre 76.7% aux États-Unis[2]. Si les mères doivent lutter contre, son augmentation chez l’enfant est un problème encore plus grave. Il y a plusieurs pubs contre l’obésité infantile mais l’Inpes (Institute nationale de l’éducation et la prévention pour la santé) a des difficultés à combattre contre l’industrie agroalimentaire dont les ressources supérieures financent les spots publicitaires pour les produits gras et sucrés qui visent les enfants[3].

Les épreuves de l’Inpes démontrent l’inefficacité des méthodes pour combattre l’épidémie. En général les pubs contre l’obésité sont trop intellectualisées. Prenons l’exemple des immigrés, qui ont déjà des difficultés à comprendre la langue et la culture française : Ces spots ne réussissent pas à les convaincre. Les conseils les plus populaires pour perdre du poids sont de faire de l’exercice et de manger sainement (notamment des produits frais) mais ces options ne sont pas toujours réalisables pour tout le monde. La classe ouvrière n’a pas assez de temps ni d’argent pour faire cela.

Il y a aussi des solutions proposées par le gouvernement. Le Parlement français essaie de passer une nouvelle taxe sur les sodas. Cette solution devient aussi polémique que l’interdiction des distributeurs automatiques dans les écoles en 2005[4]. On s’attend à l’objection de la part de Coca-Cola [5] mais il y a un autre débat : l’Académie de médecine est favorable à l’augmentation de la taxe (car la lutte est contre l’habitude plus que le produit) mais les nutritionnistes ne sont pas certains de sa justification (car il y a souvent plus de sucre dans les jus de fruits) [6].

Si les efforts nationaux échouent que doit-on faire pour le résoudre ? On peut commencer par s’informer sur le problème. L’organisation mondiale de la santé gère un site web qui publie les données statistiques de la santé internationale, y compris l’obésité. En savoir plus : https://apps.who.int/infobase/Comparisons.aspx.

 

source sante.lefigaro.fr, 2009

[1] Entreprendre. « Régimes Amaigrissants : Des Pratiques à Risque. » Science Magazine 26 Apr. 2011: 58-61. Factiva. Web. 2 Oct. 2011.

[2] https://apps.who.int/infobase/Comparisons.aspx

[3] Cougard, Marie-Josee. « Obésité Infantile : L’UFC Met En Cause La Hausse De La Pression Publicitaire. » Les Echos 8 Dec. 2010. Factiva. Web. 4 Oct. 2011.

[4] Frat, Muriel. « La Fin Des Friandises à L’école. » Le Figaro 30 July 2004. Factiva. Web. 6 Oct. 2011.

[5] Relaxnews. « Les Taxes Pour Lutter Contre L’obésité Prennent De L’essor En Europe. » Relaxnews International 28 Sept. 2011. Factiva. Web. 4 Oct. 2011.

[6] Garraud, Dominique. « L’éditorial; Plus C’est Gros, Moins ça Passe. » Editorial. Charente Libre 3 Oct. 2011. Factiva. Web. 3 Oct. 2011.

Rubrique/mosaïque: La France mince ou pas ?, Mosaïque
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