Les Français coupent-ils la parole ?

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21 novembre 2011

Les Américains pensent que les Français sont impolis car ils coupent la parole, est-ce vrai ou faux ?

Les règles de la conversation sont différentes entre les États-Unis et la France mais chacun attend que l’autre agisse selon ses règles. Dans le cas des interruptions, les Américains pensent que les Français sont grossiers car, « ils vous interrompent tout le temps dans une conversation »[i]. Cependant, les français ne coupent pas la parole, pour eux aussi, cela montre « un manque d’éducation » et les parents et l’école doivent enseigner les règles qui indiquent la politesse [ii]. Ce qu’ils font est de s’immiscer dans la conversation en utilisant les « blancs », les silences, la respiration. Pour le Français, une conversation doit être un échange incessant, comme un jeu de tennis, où chacun se renvoie la balle, le but est de tisser une toile, en se renvoyant le fil sans arrêt alors on se relaye souvent quand on parle

D’un autre côté, la conversation américaine est comme « une séance de jazz [dans laquelle] chaque musicien fait son solo comme il l’entend, sans interruption »[iii]. Chaque personne a droit à un monologue où elle parle. S’il y a un petit vide dans sa parole, ce n’est pas la fin (cela veut exprimer quelque chose). Pour cette raison, les Français pensent que les Américains ne laissent pas parler les autres dans une conversation. Il s’agit donc plutôt d’un désaccord sur l’interprétation du vide (du silence), les Français ont horreur du vide alors que les Américains ont construit leur pays sur les grands espaces.

Si les deux peuples s’écoutent, avec un peu de bonne volonté et une bonne écoute, les Américains peuvent découvrir que les Français s’immiscent dans la conversation pour nouer des liens, éviter le vide et montrer leur intérêt dans le sujet ou pour aider la conversation à progresser. Les Français peuvent comprendre que les Américains, ont besoin d’espace pour exprimer leurs opinions, apprécient la continuité du discours et utilisent les silences comme une ponctuation.

Apprenons donc à nous écouter…

 

 

[1] Carroll, Raymonde.  Évidences Invisibles : Américains et Français au quotidien, Éditions de

                Seuil. Mai 1987, p. 44.

[1] La Voix du Nord.  « Foot/L1-Demont (Lens) s’énerve à cause de Jemaa et se fracture une main ».  28 octobre

2010.

[1] Carroll, Raymonde.  Évidences Invisibles : Américains et Français au quotidien, Éditions de

                Seuil.  Mai 1987, p. 65.

Rubrique/mosaïque: Une Culture, à cultiver
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Un commentaire

  • Olavia

    Vous ne pouvez pas faire iivertennr la cre9ation (le faire) avant l’eatre, c’est comme pour le monde.L’eatre est la cre9ation et le monde, sans eatre pas de cre9ation ni monde. C’est l’e9volution de l’eatre qui donne son semblant d’e9volution e0 la cre9ation.Vous dites: « toute cre9ation e9volue il n y a pas de stagnation ».Je suis bien d’accord si vous pensez en terme de temps, donc au niveau de l’espace limite9. Si vous prenez la totalite9 en un seul coup, sans plus faire iivertennr le temps ou l’espace, il n’y a plus d’e9volution pour la cre9ation, tout est le0 spontane9ment. Le temps et l’espace n’existent que pour la conscience limite9e. Bien sfbr quand nous parlons de l’eatre, il s’agit de la conscience n’est-ce pas.Ensuite rien n’est ne9gatif, l’univers ne se divise pas, seul le mental le fait.

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