Quand Du Bellay devient …

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22 novembre 2011

Vous connaissez bien le sonnet de Du Bellay.   .   .   .dubellay

 

Si notre vie est moins qu’une journée

En l’éternel, si l’an qui fait le tour

Chasse nos jours sans espoir de retour,

Si périssable est toute chose née,

 

Que songes-tu, mon âme emprisonnée ?

Pourquoi te plaît l’obscur de notre jour,

Si pour voler en un plus clair séjour,

Tu as au dos l’aile bien empennée ?

 

Là est le bien que tout esprit désire,

Là le repos où tout le monde aspire.

Là est l’amour, là le plaisir encore.

 

Là, ô mon âme au plus haut ciel guidée !

Tu y pourras reconnaître l’Idée

De la beauté, qu’en ce monde j’adore.

 

Voici la parodie de ce poème :

d’un homme dérangé par un parent pompeux qui se mêle de ses goûts de nourriture !

 

Soyons réels ici, ma précieuse tante Je-Sens-Tout !

 

Si notre brie reste plus d’une journée

Hors du frigo, si l’âne qui use le beurre

Laisse les restes en état de puanteur,

Si périssable est toute chose de lait faite,

 

Que te plains-tu, ma tante empoisonnée ?

Pourquoi es-tu séduite par l’arôme d’une odeur

Qu’en la sentant avec l’air de mépriseur

La moutarde fermentée te monte au nez ?

 

Là est le yaourt qui caille ton esprit,

Là la LEÇON FROMAGÉE FONTAINESQUE dont tu as fait tant de chichi !

Là la crème fraîche où nul ne crie <Encore!>

 

Là, ô ma tante par l’odorat guidée !

Tu pourris en louant bien trop l’idée

Du précieux faux, qu’en ce monde j’abhorre.

 

En l’honneur des poèmes très connus,

                        dans l’esprit des plaisanteries méconnues,

                        dans l’espoir de tromper les rhétoriqueurs.

Rubrique/mosaïque: Critique littéraire, Critique littéraire, Expressions
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