“Anticipez : Amélie Company, une longueur avance”

Il y a plus de 2.500 agences publicitaires au Colorado, alors comment distinguer les meilleures ?  On peut remarquer celles qui offrent plus. Amélie Company située à Denver est une agence qui propose plus que du service, elle est la seule à être bilingue au Colorado, opérant en français et en anglais. Elle a donc des clients des deux côtés de l’atlantique, du gouvernement local à TV5 France. En conséquence, j’ai interviewé son gérant, Benoît Guin, pour obtenir un aperçu d’une industrie en perpétuelle évolution.

J : Joseph Chehouri

B : Benoît Guin

1\\ J : Premièrement, vous avez des clients trans-atlantiques comme TV5 – comment est-ce qu’ils se diffèrent des clients américains ?

B : Par différentes façons. La première c’est que ce sont déjà des clients fidèles. Les deux clients français que j’ai actuellement, sont des clients que j’avais, quand j’ai créé l’agence il y a dix ans. Ce sont toujours les mêmes. Alors, c’est vrai qu’Amélie offre un positionnement ..

J : C’est seulement TV5 ?

B :  TV5 et TV5 Monde de la chaîne de télévision. Et l’autre c’est Babolat. Le fabricant de raquettes de tennis qui est notamment utilisé par Rafael Nadal, Andy Roddick et… Donc, voilà.

B : On a toujours ces mêmes clients, il y a dix ans quand on a commencé avec eux, et ceux-ci sont restés toujours avec nous. Donc, c’est la raison je pense essentielle lorsque un, qu’ils continuent à très bien marcher, donc ils ont bien pénétré le marché américain et ils gagnent de l’argent maintenant. Ça c’est la première bonne raison.  Et la deuxième c’est qu’Amélie propose une note de service qui est assez différente dans la mesure où on a une équipe qui est parfaitement francophone ici et qui peut donc accueillir les briefs-clients en français, qui comprend bien la culture et les problématiques d’un client français. Et évidement de par le fait qu’ils vivent sur le continent américain arrivent parfaitement bien à adapter le message pour un public américain. Il n’y a pas beaucoup d’agences de publicité aux États Unis qui peuvent offrir ça.

2\\ J : Comment votre nationalité influence votre perspective professionnelle de la publicité ?

B :   J’ai changé heureusement, sinon je ne serais pas allé très loin mais… Il y a beaucoup de choses qui sont autorisées en publicité en France qui ne le sont pas ici. Par exemple : La nudité sur les affiches publicitaire ou dans les…

J : Ah. Haha. Ça c’est assez différent…

B : Je dirais, dans un contexte culturel  assez puritain comme celui qu’on a aux États Unis. C’est quand même très difficile de faire ce genre de choses… Mais enfin mis à part ça, ce qu’apporte la culture, je dirais française ou européenne, c’est un autre regard sur les problèmes. Et parfois ce regard peut être intéressant pour développer un message publicitaire. Disons que, on a pas d’idées préconçues quand on est un Français qui débarque aux États-Unis, on se doit d’être ouvert – “open minded” – d’être flexible, de beaucoup écouter, de beaucoup, de regarder avant de commencer à ouvrir sa, sa bouche. C’est exactement le principe qu’on demande à un publicitaire, c’est de comprendre avant de commencer à répondre.

3\\ J : Actuellement, quel est le plus grand défi de votre industrie, c’est à dire en un mot, quel est le défi ?

B : En un seul mot le challenge…Si je devais dire un seul mot…

J : Oui, un seul mot.

B : Un seul mot. C’est anticiper.

J : Anticiper ?

B : Anticiper. Voilà.

Monsieur Benoit Guin, source JChehouri