Madame Carmen Grace est

 

 

Carmen Grace

  1. Quels conseils donneriez-vous aux élèves du département de français ici, à CU ? (en particulier à ceux qui souhaitent devenir Prof de français)

C’est une excellent question et je dirais que la chose la plus importante à comprendre c’est qu’appr

endre une langue c’est un marathon. Ce n’est pas un sprint. Et les Américains adorent faire des choses en vite. Et quand on regarde la publicité à la télévision pour « Rosetta Stone » par exemple, on dit que, bof, en trente minutes on peut parler une autre langue et ce n’est pas exactement comme ça que l’on apprend une langue. C’est difficile pour les étudiants de comprendre combien de travail il faut faire et donc nous sommes là pour encourager et pour faire comprendre qu’il y a des avantages quand on fait son travail. Donc c’est un travail long, c’est compliqué, mais qui donne beaucoup de satisfaction.

 

  1. Qu’est-ce que qu’apporte la maîtrise de la langue française dans la vie professionnelle ?

Pour les professeurs de français, apprendre une langue est une chose merveilleuse. D’abord parce que pour enseigner il faut connaître la culture profondément. Il faut comprendre la culture francophone partout dans le monde. Il faut bien connaître la langue et pour faire ça il faut consacrer toute une vie à faire cette chose q

ui donne beaucoup de plaisir au professer. À tous les professeurs de français que je connais, ça fait énormément plaisir. C’est un travail mais c’est une chose que l’on fait avec tant de plaisir.

Les bavardages du mercredi ont été mis en place pour aider les étudiants, pouvez-vous m’en dire plus ?

Oui, autrefois dans le passé on invitait des francophones qui connaissaient bien une partie du monde pour parler aux étudiants. Donc les experts parlaient et les étudiants écoutaient. C’était intéressant mais ça ne faisait pas progresser nos étudiants, donc on a changé le structure de bavardage et maintenant on crée beaucoup d’activité pour faire communiquer… mais avec plaisir, avec plaisir. Et je vois que ça marche et que ça marche bien ce semestre.

Carmen Grace, les bavardages français

 

  1. Pensez-vous que ce genre d’activité soit vraiment efficace et pourquoi ?

Oui, je vois combien c’est bon et c’est efficace pour nos étudiants parce que je pense que c’est une grande différence entre les bavardages et le cours de français. On parle face à face à une personne au bavardage et les étudiants viennent parce qu’ils veulent utiliser le français. Et donc, normalement, il y a 5 ou 6 ou 7 professeurs donc qui parlent avec 2 ou 3 étudiants à la fois, et les étudiants adorent. Ils adorent pouvoir s’exprimer et dire en français les choses qu’ils voulaient dire en cours mais c’est une peu intimidant de parler devant 27 camarade de classe, ça fait une peut peur et donc les étudiants ne parlent pas si souvent en cours qu’on le veut. Mais au bavardage l’ambiance est détendue, c’est relax, les étudiants s’amusent je crois, tout en travaillant et ils progressent énormément en une heure. J’entends des étudiants qui parlent un français meilleur chaque semaine, qui est différent parce que ça devient leur français pas le français du professeur ou des gens qui le parlent.

Je pense que c’est ça qui motive les étudiants à venir et chaque semaine la salle est pleine, pleine d’étudiants qui veulent utiliser le français. Ça fait plaisir.

Vous avez plus de 30 ans d’expérience, qu’elles sont, d’après-vous, les activités qui permettent aux étudiants de progresser le plus ?

Je parle souvent aux étudiants qui parlent bien le français et je leur demande qu’est-ce qui vous aide ? Comment pouvez- vous expliquer comment votre français est devenu très bon et quand on y pense on dit toujours trouve toujours la même réponse : Plus ils parlent, plus ils s’expriment, mieux ça va. Donc quand les étudiants doivent dire quelque chose, ils veulent dire quelque chose, normalement, à quelqu’un qui est intéressé et qui écoute avec attention et avec plaisir. Je pense que parce que ça donne un résultat immédiat on voit que le camarade/ la camarade comprend, on voit que le prof qui est là écoute et veut en savoir plus. Ça stimule et ça motive les étudiants à venir. Et il y a des étudiants qui viennent toutes les semaines et qui progressent énormément. Parler une heure de français chaque jour ça c’est parfait. Je dirais que : souvent on dit qu’il faut manger une pomme chaque jour pour être en bon santé, je pense qu’il faut parler au moins une heure de français chaque jour pour être en bon sante au point vue de son français. Il y a des étudiants qui le font et je suis ravie de voir le progrès.

 

  1. Beaucoup d’instructeurs sont impliqués dans ces activités, quelle est leur motivation ?

Je pense que tous les enseignants qui viennent au bavardage le font parce que nous sommes une famille et sans nos étudiants on n’a pas de raison pour vivre, pour être là. Pour réussir dans notre travail. Il faut absolument établir un bon rapport avec nos étudiants, voir qu’est-ce qui marche bien, qu’est-ce qui marche moins bien. Et des enseignants ne pensent qu’à ça. Comment aider le étudiants à montrer ce que la France et le français représentent pour eux dans leur vie et ça devient quelque chose non pas à l’extérieur de chaque personne de chaque étudiant. Mais ça fait partie de leur personnalité de leur expérience à l’université. Et je pense que ça les change un peu et ça ajoute quelque chose je crois à l’expérience universitaire. Ça nous donne, à tous, à tous, les enseignants, Ça nous donne une satisfaction énorme et un grand plaisir à voir un étudiant qui dit quelque chose et qui attend et qui voit que son  public le comprend et qui dit « oui ! Oui ! Ça va ! » Nous sommes tous ravis, ravis de voir que de tels moments arrivent et cela arrive, c’est souvent, je toi dire. Grâce à nos étudiants, la vie est très belle ici. Nos étudiants vont bien et c’est fantastique !