Sexe, Drogues et Démons : Les Représentations de Vaudou aux États-Unis veve_Ogou_feray

Depuis sa naissance dans les colonies esclavagistes de la Caraïbe, le vaudou haïtien a été démonisé par les chrétiens. Bien que le vaudou soit une religion syncrétique qui mélange des aspects du christianisme et des religions africaines, certains chrétiens croient que le vaudou n’est qu’un culte démoniaque.  De plus, la culture populaire américaine représente le vaudou comme une religion violente et sexuellement perverse.  On trouve des représentations sexualisées et négatives du vaudou partout dans la pop culture américaine. Des exemples se trouvent en toutes les domaines de media, mais plusieurs exemples spécifiques existent dans le film James Bond : Live and Let Die, dans le sujet d’actualité sensationnaliste du « Miami Zombie », dans la série « Voodoo » par DC Comics et dans les films de Disney, y compris The Princess and the Frog.

La chose qui rend ces représentations péjoratives est qu’elles sont indicatives des doubles mesures religieuses. Pour la plupart, le public accepte les portraits négatifs de vaudou sans question parce que le vaudou n’est pas une religion bien reconnue aux États-Unis. Si on emploie le christianisme, le judaïsme ou l’Islam d’une façon similaire, le public serait complètement outragé et les tableaux religieux seraient appelés discriminatoires et offensifs. Une raison possible pour cette double mesure est, quoique le public américain soit assez familier avec la Bible, le Coran, et la Torah, ils sont pour la plupart, très ignorants de l’histoire et le panthéon de vaudou. Si on demande le moyen américain « quels sont les symboles de vaudou ? » c’est probable qu’il ne connaît que la poupée et le zombi, ou, pire, ils croient que c’est une forme de magie noire, et pas une religion. Parce que les Américains ne tiennent pas le vaudou au cœur, on accepte la négativité sans refus.

À part de l’ignorance générale, les origines de l’opinion négative de vaudou ont leurs racines dans le racisme des propriétaires des plantations de sud États-Unis pendant le dix-huitième et dix-neuvième siècle. Pour eux, le vaudou était une liberté culturelle qu’il fallut opprimer pour garder la structure esclavagiste de la plantation.  Le sentiment commun dans les plantations de Haïti et aux États-Unis était que la moindre liberté encouragerait une révolte, et cette crainte de vaudou comme un outil de révolte n’était pas injustifiée : pendant la révolution haïtienne, la religion fonctionnait comme un facilitateur de la conspiration des esclaves. Le vaudou inspirait la solidarité entre les esclaves, et comme toutes les autres religions du monde, elle était une source d’espoir pendant la révolution. La transdescendance religieuse inspirait les esclaves de risquer leur vie pour la liberté, et, quoi qu’ils fussent interdits, les fêtes et les danses religieuses les fournissaient une opportunité à rencontrer et conspirer (Collin).

Les publications avec la plus grande influence sur les conceptions modernes de vaudou aux États-Unis étaient les récits sensationnalistes, publiés dans les journaux nationaux pendant la dix-neuvième siècle (Gordon, 768).  Ces contes étaient influencés par les suprématistes blancs qui craignaient le croisement racial et le renversement de pouvoir social. Pour eux, la religion était une vraie menace à la structure de société blanche, en tant que des blancs fragilisaient « the color line »  en se mêlant dans le vaudou.  Selon Michelle Gordon, ces récits populaires « authenticated the hegemonic narrative of white supremacy by offering “proof” » des ‘terreurs’ potentiels de la déségrégation. Publiés partout la nation, ils décrivaient les libres noirs comme des ‘bêtes sauvages’ qui menaçaient la pureté des blanches ‘vulnérables’ (771).

Après avoir été assimilés comme ‘histoire’  dans la conscience nationale, ces récits de « black criminality and hypersexuality » travaillaient à confirmer les craintes et les préjudices de l’époque (Gordon, 768).  Les descriptions graphiques de sacrifices religieuses des animaux deviendraient ‘la preuve’ que les noirs avaient des caractéristiques ‘sauvages’ et ‘meurtriers’, et ces portraits sanglantes continuent à influencer l’image hypersexuelle et criminelle des noirs dans le media. Aujourd’hui on n’a pas des titres aussi graphiques que « “Full Particulars of the Hell-Broth and Orgies”, mais les traces de ces récits populaires persistent dans la subconscience américaine aujourd’hui (786).

Le premier exemple que je voudrais explorer est le sujet d’actualité du « Miami Zombie ». Le mai 26, 2012, un homme qui s’appelle Rudy Eugene a attaqué un homme sans abri, Ronald Poppo, sous un pont routier. Après un moment de conversation polie, Eugene a commencé à tabasser Poppo sans aucune provocation évidente. Après avoir battu Poppo pendant quelques minutes, Eugene s’est mis à mâcher le visage de Poppo, en éventuellement arrachant ses yeux. Pendant tout cela, Eugene s’est déshabillé. Après presque vingt minutes, quelqu’un a vu l’attaque et les polices sont arrivées. Bien que les polices aient menacé à faire feu, Eugene continuait à mâcher le visage de Poppo et finalement après avoir reçu quatre balles, Eugene est tombé mort. Incroyablement Poppo a survécu l’attaque et quoi qu’il fût aveuglé, il a donné son témoignage.

L’histoire sanglante était très vite médiatisée et maintenant on croit que Eugene utilisait ‘bath salts’, un hallucinogène puissant qui peut provoquer des épisodes psychotiques violents. Au début, l’histoire était présentée comme une « cautionary tale of drug-use », mais quelques jours plus tard, l’amante d’Eugene essayait de lui défendre, disant qu’il était un bon chrétien qui a subi une malédiction de vaudou (McGee).  Sans surprise, l’attention publique restait sur les détails de l’attaque violente et sa déclaration contre le vaudou ne sollicitait pas une grande réaction publique. Selon le blog Dreams of Ginen par Adam McGee, si l’amante d’Eugene a tenu pour responsable une autre religion, il y’aura une grande controverse et « the headlines would be very different […] public sympathy would quickly turn to dismay and outrage » à cause de ses commentaires antireligieuses.

               De plus, les medias mettaient en valeur le fait que Eugene était noir et que Poppo est blanc. Très soudain, un attaque causé par des drogues est devenue une attaque racialement signifiant, quasi sexuel et démonique. Ceci est démontré par le titre de la vidéo de YouTube controversée, « Racist Zombie Attacks in Miami, Florida!! » Dans cette vidéo, un homme blanc répond à l’attaque ‘raciste’ de Eugene, en effrayant des noirs dans un costume de zombi stéréotypé.  Bien que ce soit un vidéo publié par un individu, le media suivait l’exemple, en mettant en valeur ‘l’influence du vaudou’ et le ‘racisme’ du zombie.  Le Huffington Post (UK) a publié un article avec la citation suivant : « [Poppo’s] attacker, Eugene, is from Haiti, where more than 90% of the people are said to practice voodoo” (2012).

Encore une fois, le double standard se manifeste. Si un grand entreprise d’actualité comme le Huffington Post a écrit quelque chose comme cela mais en référence à la christianité, à l’islam ou au judaïsme, l’indignation publique serait incessant et le Post perdrait probablement un nombre de leurs abonnés. Par ailleurs, quand il y a un attaque de terrorisme ou un meurtre et le responsable n’est pas chrétien, le media essaie de connecter la religion avec l’attaque. Très récemment dans l’attentat à la bombe à Boston, la plupart des organisations des actualités mentionnaient que les deux frères étaient musulmans. L’inverse s’applique dans le cas de chrétiens qui commis des actes violents ; si un chrétien tue quelqu’un, le media et les religieux ne disent pas que c’est parce qu’il est un chrétien, mais ils professent que c’est parce qu’il s’est éloigné des valeurs chrétiens.

Par exemple, après le bombardement de Oklahoma City en 1995 par Timothy McVeigh, les organisations d’actualités n’aient pas fait une connexion entre son catholicisme et son caractère violent ; plutôt ils ont cité son éloignement de catholicisme (Cole).  Parce que les États-Unis étaient fondés sur les valeurs judéo-chrétiennes, on a la croyance que les autres religions causent toute la violence et tous les problèmes du monde. La religion devient un outil pour marquer la différence entre ‘nous’ et ‘les autres’, et on peut facilement se séparer de la violence si on déclare que la cause originelle est une autre religion.

               Comme le dit McGee, la peur de vaudou peut-être aussi une façon de cacher le racisme. Si on dit que c’est la religion et pas la personne qu’on craint, c’est excusé par le public, particulièrement quand le media enseigne la publique que la religion est violente par essence. En portrayant le vaudou comme la magie diabolique et violente, on réaffirme l’image des noirs ‘sauvages’ répandue par les suprématistes blancs pendant le dix-neuvième siècle. Malheureusement, ces tableaux racialement influencés continuent à attirer l’attention positive du public, et le sensationnalisme des actualités facilite la vente des journaux.

Dans la bande dessinée, Voodoo par Wildstorm (une division de DC Comics),  le personnage principal est une strip-teaseuse/ super héroïne. Quand elle arrive à Nouvelle Orléans, elle rencontre ‘Attibon’, ‘Saturday’ et ‘Freeda’, qui sont les trois lwa principaux : Papa Legba, Baron Samedi et Erzulie. Au début, on appris que tous les trois ont des histoires de crime, soit sexuelle, soit violente. En plus, le protagoniste, Voodoo, devient un personnage plus en plus négatif avec la continuation de la bande dessinée. Dans le premier volume, elle est très naïve et assez innocente, en dépit de sa carrière comme danseuse érotique. Mais quand DC Comics publiait une deuxième série, elle est une pseudo vilaine qui lutte contre The Green Lantern, un héros majeur de DC Comics.

Voodoo : Dancing in the Dark montre précisément les conceptions de vaudou aux États-Unis : la religion est représentée par un mélange de sorcellerie, de satanisme, de sexualité et de violence. Une qualité positive de la bande dessinée est que les auteurs ont essayé de distinguer entre le vaudou Rada et le vaudou Petro, mais la relation entre le vaudou Rada et le vaudou Petro ne sont pas très précis, comme les lwa rada (Saturday, Freeda, et Attibon) et les lwa petro (Carrefour) sont ennemies qui se bataillent, tout comme Dieu et Lucifer. Quoi que les auteurs essaient à expliquer la division entre le vaudou Rada et le vaudou Petro, la relation entre les deux est présenté comme deux équipes dans une lutte religieuse.  Les auteurs ont ‘christianisé’ la relation entre les deux, en créant une opposition directe entre le bon et le mal.  Dans les croyances authentiques de vaudou, les deux panthéons ne sont ni bons, ni mauvais, et ils travaillent ensemble pour créer harmonie dans le monde.

Si on veut examiner le traitement de vaudou dans le texte, une façon intéressante de lire la série est avec une substitution de catholicisme dans la tête. Pour une personne qui n’a pas une connaissance détaillée de vaudou, la première lecture donne une image de vaudou qui est un peu plus positive que les autres dans le media, en tant que le protagoniste utilise des pouvoirs de vaudou pour combattre les vilains. Mais si on substitue les personnages de Freeda ou Attibon avec les saints de catholicisme, la conception culturelle de vaudou comme une religion ‘sauvage’ matérialise. Quoique les lwa soient souvent affiliés avec les saints catholiques, on ne peut pas imaginer la publication d’une bande dessinée par DC Comics avec la Saint Vierge comme prostituée et Saint Pierre comme un ex tueur à gages. Mais, en défense du choix créatif d’auteur, comme les criminels ne sont toujours mal, les lwa ne sont pas toujours sans faut.

Les portraits des lwa comme criminels dans Voodoo imitent la façon dont on dépeindre les noirs dans les films populaires aux États-Unis. Comme les lwa sont presque toujours présentés comme violents et perverse, le puissant homme noir est souvent criminalisé ou sexualisé dans les films.  Le film James Bond : Live and Let Die met en scène un monde des barons de drogues et le pratique de vaudou. Souvent appelé un film du genre « Blaxploitation », les personnages noirs sont des meurtriers, souteneurs, et trafiquants de drogues. Selon le site-web Neohumanism.org, les films de Blaxploitation, « tended to feature broad stereotypes of African-American culture, and were mostly written and directed by white men. » Ces films présentaient les personnages noirs avec « exaggerated sexuality and violence », mais ils étaient très fructueux dans les théâtres (Neohumanism.org). En dépit de leur dépopularisation, ils apparaissent quelquefois dans le film populaire aujourd’hui[1]. En utilisant des tropes de Blaxploitation, James Bond : Live and Let Die a gagné des prix de film, y compris « Best Film » dans le 1975 Standard Evening British Film Awards (IMDb).

Dans le film, le vilain Mr. Big (aka. Dr. Kalanga) est un dictateur et baron de drogue qui veut gratuitement dépenser deux tonnes de héroïne pour éliminer ses compétiteurs. Il se mêle dans le monde de vaudou et un de ses suppôts est Baron Samedi, qui essaie plusieurs fois à tuer Bond. Quand il est introduit, Baron Samedi performe une version de la danse banda avec des femmes et il porte son chapeau haut-de-forme traditionnel.[2] D’un point de vue physique, le portrait de Samedi est exact, mais quoique la bande dessinée Voodoo décrit les lwa avec qualités bonnes et mauvaise, le Samedi de James Bond est un vilain de part en part. Si on recherche un peu, on appris que le vrai Baron Samedi n’est pas aussi superficiel et unidimensionnel que le Samedi de James Bond. Comme tous les lwa, il n’est ni bon, ni mauvais, mais plutôt puissant. Son orientation entre le monde des vivants et des morts le met dans une position de protéger ou de tuer, et les croyants décident ce qu’ils veulent lui demander à faire.

Selon Neil Philip, Ph.D. de Mythe et Folklore, Ghede (et son homologue Baron Samedi), « the master of the underworld, is also a lord of life, strongly associated with erotic activity and with the protection of children » (90). Cette citation explique efficacement sa personnalité double comme protecteur et agresseur, mais dans les medias on ne voit que le côté agressif de Samedi et des autres lwa. Ceci est causé par la tendance de la culture occidentale à diviser l’existence humaine entre une bataille de bon versus mal. Comme le dit l’écrivaine Jessamine Price, la division du monde en deux était largement répandu pendant l’époque d’impérialisme, quand une idée nouvelle était introduite dans la pensée européenne : « the idea that the world was divided into two opposite cultures, the “Eastern” and the “Western, », et plus signifiant, que «  the Western culture was superior ». En divisent notre monde, nous pouvons nous distinguer des ‘autres’ et réaffirmer nôtre supériorité occidentale par la séparation.

Un exemple final de la propagation d’un vaudou faux apparaît dans le film de Disney, The Princess and the Frog. Le film était signifiant chez les supporters de Disney parce que Tiana était la première « Disney princess » noire, mais la façon dont Disney dépeindre la religion de vaudou a été critiquée. [3] L’histoire se passe à Nouvelle Orléans, alors l’inclusion d’un vilain avec des pouvoirs de vaudou est presque rendue obligatoire par nos attentes culturelles de Nouvelle Orléans. Le portrait du vilain, « Doctor Facilier » n’est pas surprenant : il est grand, maigre et vêtu dans le costume traditionnel de Baron Samedi. Il utilise ses pouvoirs pour tricher des citoyens crédules et pour s’avancer dans le monde, et, comme la plupart des vilains de Disney, son but principal est de devenir riche et puissant. Dans ce cas, Disney a fait un effort pour équilibrer l’image de vaudou, en tant que la magie noire de Facilier est contrasté avec la magie blanche de « Mama Odie », une prêtresse de vaudou et la bonne fée de Tiana.

Cependant, le rôle de Mama Odie est extrêmement minimal (elle n’a que deux scènes) et elle n’a pas de contacte avec les lwa qui travaillent pour Facilier. De plus, ces lwa sont plutôt les « minions » de Facilier, et ils lui donnent des « Shadow Demons » (probablement les morts de Ghede).  Dans un article par Michelle Gonzalez Maldonado [4], elle explique que cette image de vaudou n’était pas sans effet sur ses jeunes enfants. Elle commence l’article avec une citation de son fils après avoir quitté le cinéma: « Voodoo is bad magic.” My four-year-old proclaimed to me earnestly. “MM-hmm,” my two year-old agreed. » Maldonado continue, en expliquant que « The terms Voodoo, Hoodoo, and conjuring are used interchangeably throughout. In the end one is presented with an evil religion that will ultimately fail.” Quoique la décision de Disney de créer une princesse noire fût assez ‘progressive’ pour la corporation, leur portrait de vaudou renforce les stéréotypes des religions africaines comme magie noire et diabolique.

Comme les autres grandes corporations du monde, le but principal de Disney est de vendre leurs produites. Pour faire cela, il faut qu’ils suivent les attentes culturelles des spectateurs, même quand ces attentes sont basées sur le préjudice. Docteur Facilier est une incarnation de l’attente négative de vaudou, mais il y a des autres instances où Disney a changé un personnage pour protéger l’image positive de christianisme. Dans le roman Notre-Dame de Paris par Victor Hugo, Claude Frollo, l’homme qui élève Quasimodo, est un antihéros archidiacre. Il a des qualités de compassion, mais son obsession sexuelle avec Agnès (ou Esméralda) devient sa chute morale. Avec Notre-Dame de Paris, Hugo voulait protester contre « l’indifférence des catholiques face à la misère des ouvriers » et la hypocrisie de l’église catholique. [5]

Mais en 1996, cent soixante cinq années après la publication de Notre-Dame de Paris, Disney ne voulait pas risquer une controverse, donc ils ont changé Frollo d’archidiacre à un ministre de justice (Pinsky, 168). En répondant à nos opinions culturelles des prêtres comme personnages positifs et ministres de justice comme négatifs, Disney se protégeait contre une controverse religieuse potentielle. Parce que la plupart de ses téléspectateurs étaient des Américains qui ont grandi avec une influence judéo-chrétien, Disney comprenait l’importance du traitement positive des personnages chrétiens. Dans la même manière, Disney savait qu’ils peuvent employer l’image commune de vaudou dans The Princess and the Frog sans une grande controverse parce que ces attentes étaient déjà une partie de la conscience culturelle des États-Unis.

La représentation continuellement négative de vaudou aux États-Unis est causée par un nombre des facteurs codépendants. Le mouvement de suprématie blanche dans la post guerre sud États-Unis était l’influence principe dans la popularité des récits sensationnalistes, qui introduisaient Américains à un faux, hyper-sexualisé, démonique portrait de vaudou. Quoiqu’on ne redistribue pas ces récits originaux, ils démarraient la tradition de sensationnalisme et de déformation de la religion qui continue dans les medias aujourd’hui. Deuxièmement, la tendance occidentale à séparer le monde en deux équipes de ‘bon’ vs ‘mal’ et orient vs occident rendent la conception des religions marqué par la dualité extrêmement problématique. Souvent le public caractérise la religion entière comme ‘démonique’ parce qu’elle a des aspects qui ne mélangent pas avec les religions occidentales traditionnels. Et, comme dans le cas de James Bond : Live and Let Die, si un auteur ou un directeur fait un effort à montrer des lwa spécifiques, souvent le résultat est la caractérisation comme ‘héros’ ou ‘vilain’ quand, en réalité, ils sont tous des êtres moralement flexibles et dynamiques. Enfin, notre conception de vaudou est renforcée aujourd’hui par les corporations de media comme Disney qui adaptent la religion pour répondre aux stéréotypes culturels.

À la fin, aucune représentation religieuse n’est complètement sans faute ou sans biais, mais la quantité des portraits inexacts de vaudou est marquante quand on le compare avec les descriptions des autres religions.  On doit se demander, quelles sont les conséquences de la popularisation d’une fausse image de vaudou ? Et, finalement, pouvons-nous changer la notion populaire de vaudou comme sorcellerie sauvage, ou est-il trop tard, et trop profondément ancrée dans notre conscience culturelle ?

 

 

 

 

 

Sources

 

« Biographie de Victor Hugo. » Athéisme: L’homme debout. Atheisme.net. Web. 5 May 2013. <http://atheisme.free.fr/Biographies/Hugo.htm>.

 

« Blaxploitation: Articles and Information. » Neohumanism.org. n.d. Web. 5 May 2013. <http://neohumanism.org/b/bl/blaxploitation.html>.

 

Chatland, Jan. « Haiti: List of Loa. » Descriptions of Various Loa of Voodoo.

Webster.edu, 1990. Web. 17 Feb 2013.

<http://www2.webster.edu/~corbetre/haiti/voodoo/biglist.htm>.

 

 

Cole, Patrick. « A Look Back in TIME: Interview with Timothy McVeigh. » TIME. 30 3 1996: Web. 1 May. 2013.

 

Collin, Louis, ed. « Les origines du vaudou Haïtien. » La Musique Haitien . www.musiquehaitienne.fr. Web. 29 April 2013. <http://www.musiquehaitienne.fr/vaudou-haitien/origine-vaudou-haiti/>.

 

« Girlfriend Of Rudy Eugene, Miami ‘Cannibal’, Says: ‘He Was Drugged Or Under Voodoo Curse’ . » Huffington Post . 31 5 2012: n. page. Web. 19 April 2013. <http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/05/31/girlfriend-of-rudy-eugene-miami-cannibal-_n_1559118.html>.

 

Gordon, Michelle Y. « “Midnight Scenes and Orgies”: Public Narratives of Voodoo in New Orleans and Nineteenth-Century Discourses of White Supremacy. » American Quarterly. Johns Hopkins University Press  64.4 (2012): 767-786. Access Provided by the University of Colorado at Boulder.

 

 

« Live and Let Die (1973). » IMDb n.pag. International Movie Database. Web. 5 May 2013. <http://www.imdb.com/title/tt0070328/>.

 

Maldonado, Michelle Gonzalez. « Bad Magic: Voodoo According to Disney . » Religion Dispatches Magazine. 24 12 2009: Web. 5 May. 2013. <http://www.religiondispatches.org/archive/culture/2132/bad_magic:_voodoo_according_to_disney>.

 

McGee, Adam. « On “The Miami Zombie” and popular representations of Vodou/voodoo. » Dreams of Ginen. WordPress, 31 5 2012. Web. <http://dreamsofginen.wordpress.com/>.

 

Moore, Alan. Voodoo: Damballa. 1-4. Berkeley, California: Image Comics , 1998. Print.

 

Philip, Neil. Myths & Legends Explained. 3rd Edition. New York, NY: Metro Books, 2011. 90. Print.

 

Pinsky, Mark. The Gospel According to Disney: Faith, Trust, and Pixie Dust. 1st Edition. Louisville, Kentucky: Westminster John Knox Press, 2004. 168. eBook.

 

Price, Jessamine. « Dividing the World in Two: The Culture of Imperialism. » WordPress, 2004. Web. 5 May. 2013. <http://www.jessamineprice.com/writing/writing-about-history-and-religion/dividing-the-world/>.

 

Walker, Tim. « Quentin Tarantino accused of ‘Blaxploitation’ by Spike Lee… again . » Los Angeles Times. 26 12 2012: Web. 2 May. 2013. <http://www.independent.co.uk/news/world/americas/quentin-tarantino-accused-of-blaxploitation-by-spike-lee-again-8431183.html>.

 

 


[1] Par exemple, Spike Lee a accusé le film Django Unchained par Quentin Tarrantino de Blaxploitation, en disant qu’il ne peut pas regarder le film parce qu’il est «disrespectful to my ancestors. » Selon Variety, le film contient « no fewer than 109 instances of the ‘N word,’ ». (Walker)

[2] La banda est la danse préférée de Baron Samedi, qui imite relations sexuelles. (Chatland)

[3] Je mets « princesse » entre guillemets parce que Tiana n’est pas une princesse par naissance. Je gardais le titre parce que, normalement, on appelle tous les protagonistes femelles des « Disney Princesses » et le titre du film inclus le nom « Princess »

[4] Assistante professeur des études religieuses à l’Université de Miami

[5] « Biographie de Victor Hugo »