Billet d’humeur par Ashton Green

Peut-on acheter l’intérêt des étudiants ?

France, 2015 : le chiffre du décrochage scolaire à chute de 20% en 5 ans 

Une épidémie qui touche le monde occidental : le décrochage scolaire.

Ministère de L'Education

Ministère de L’Education

Dans l’entretien « le nombre de décrocheurs à chute de 20% en cinq ans »[1] Delphine Bancaud renocntre la ministre de l’Education : Najat Vallud-Belkacem, pour le journal 20 minutes (11.30.2015), la ministre a commenté sur l’épidémie du décrochage scolaire et la raison de la diminution et lance un défi : « diviser par deux le nombre de décrocheurs d’ici à 2017 ».

Le décrochage scolaire, c’est quand un jeune au collège ou au lycée, quitte l’école sans un diplôme. Il y a beaucoup de facteurs qui expliquent le décrochage : le plus important est le « désintérêt » de la matière et il s’accompagne le plus souvent d’un environnement démotivant, d’une vie quotidienne déséquilibrante, d’une vie scolaire déséquilibrée, et de l’élève qui décroche (20 minutes). Le décrochage est aussi le résultat du cycle de la pauvreté et des problèmes familiaux (20 minutes). Une grande majorité des « décrocheurs » sont des jeunes, en fin de collège on en début de lycée (20 minutes). Souvent, ils ont 15-18 ans et quittent l’école sans diplôme, sans métier, ni outils pour postuler à un travail.

En novembre 2014, la ministre avait créé un nouveau budget de 50 millions d’euros par an pour lutter contre le décrochage scolaire. Le plan associé au nouveau budget voulait donner la confiance aux étudiants en même temps que produire de l’intérêt. Par exemple, elle a mis en place « le numéro vert » (c’est à dire un numéro de téléphone gratuit), pour les jeunes « décrocheurs » qui ont des questions, qui cherchent de l’aide pour revenir à l’école, ou qui veulent juste des conseils. Le budget a aussi construit des « micro-lycées » et des programmes de service avec l’armée (20 minutes). Néanmoins, aujourd’hui, malgré le succès des programmes, il y a des écoles qui ont besoin de plus d’aide pour sauver les élèves du décrochage (26% des décrocheurs sont les jeunes de 16 ans ou moins).

 

Selon Marie Piquemal, il y a un grand nombre de gens qui sont pauvres, et sans métier, dans les quartiers Nord de Marseille (Libération, 21.1.2016). Les profs dans les quartiers Nord de Marseille, racontent le fait que certaines écoles sont en ruine et dans « un état désastreux » (Libération). Enfin, une autre enseignante explique que certains élèves ont des vies catastrophiques, et que la situation globale se reflète sur l’état des écoles du nord de Marseille.

En général, le budget de 50 millions d’euros était un grand avancement contre le décrochage scolaire, mais, le problème ici est le fait que l’argent ne peut pas acheter l’intérêt d’un étudiant. Il faut changer l’instruction ou le sujet des cours au lycée et au collège pour continuer la lutte et à mieux motiver les jeunes. C’est la raison pour laquelle les micros-lycées et les services militaire et civique sont importants, ils apportent aux jeunes de l’expérience professionnelle [2]. Les jeunes peuvent alors suivre des classes alternatives qui leur donnent une autre opportunité de réussir le bac parce que ces nouveaux examens se concentrent sur de matières diverses comme : la technique, les arts, l’industrie, l’hôtellerie, etc.[3]. Quand on réussit son bac technique, on peut plonger dans le monde des métiers grâce à l’expérience.

 

Alors est-ce qu’il est vraiment nécessaire d’étudier dans un lycée traditionnel ? Si on a besoin de travailler en même temps qu’on étudie à l’université, un baccalauréat technologique est une garantie pour un poste ou un stage. Les décrocheurs ont raison, les micros-lycées donnent plus d’opportunités que les lycées traditionnels et on a la chance de gagner sa vie.

 

 

 

Les Sources :

http://www.liberation.fr/france/2016/01/21/quand-tu-vois-dans-ta-cl…

http://www.20minutes.fr/societe/1485199-20141121-education-50-milli…

http://www.20minutes.fr/societe/1741135-20151130-exclusif-nombre-de…

http://www.education.gouv.fr/cid147/le-baccalaureat-technologique.html

http://www.education.gouv.fr/cid2555/le-certificat-d-aptitude-profe…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lycée_professionnel

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTE…

http://www.digischool.fr/actualites/decrochage-scolaire-chiffres-cl…

 

IMAGE : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/21/01016-20141121AR…

 

 

 


[1] « Alors qu’en 2010, 136.000 jeunes décrochaient chaque année et que ce chiffre sonnait comme une fatalité depuis dix ans, on estime aujourd’hui les décrocheurs à 110.000, soit 26.000 de moins « en flux ». » Najat Vallud-Belkacem, 20 minutes. Le journal gratuit des grandes villes.

[2] Le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) donne aux étudiants des outils pour un métier déterminé dans les secteurs industriels, commerciaux et des services. Les participants suivent un rôle d’apprenti en même temps qu’ils continuent leurs études au lycée. On peut obtenir ce certificat dans un lycée professionnel (LP) ou l’enseignement est professionnel en relation aux métiers manuels ou du secrétariat. Le but est donc d’acquérir des compétences et des savoir-faire dans un domaine professionnel.

[3] Le bac technologique et technique prépare les étudiants pour trouver un emploi immédiatement. Après deux ou trois ans pour l’hôtellerie et les techniques de la musique et de la danse par exemple, on peut recevoir une licence professionnelle. Il y a huit séries du baccalauréat technologique : sciences et technologies du management et de la gestion, sciences et technologies du design et des arts appliques, sciences et technologies de l’industrie et du développement durable,  sciences et technologies de laboratoires, sciences et technologies de la santé et du social, l’agronomie, technique de la musique et de la danse, et de l’hôtellerie.

 

Selon INSEE (l’institut national de la statistique et des études économiques) « À la rentrée 2014, 2,5 millions d’étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les DOM, soit une hausse de 1,7 % par rapport à la rentrée 2013 (+ 40 800 étudiants) (1). Les effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur en France ont ainsi augmenté pour la sixième année consécutive » Tableau et chiffres des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en 2014.