Linda Hamadouche, rapeuse française, chante pour les pauvres et pour les marginalisés.

Linda Hamadouche, rapeuse française, chante pour les pauvres et pour les marginalisés. 

Laissez tomber le rythme ! Bien qu’il soit considéré comme bruit par les aînés, le hip-hop français s’est cultivé comme porte-parole éminent de l’exclusion sociale. Mais ce genre de musique a aussi un coté sinistre que se manifeste sous la forme de hardcore-rap.

Le hip-hop est né d’une réaction négative au style disco qui captivait Les États-Unis et la Grande-Bretagne à la fin des années soixante-dix. Un DJ ambitieux parisien, Dee-Nasty, l’a lancé avec son disque Paname City Rapping. Il a malheureusement eu peu de succès et le style a initialement été condamné en France. Malgré tout de cela, MC Solaar, un jeune français d’origine africaine, a revigoré le mouvement avec son 45 tours, “Bouge de là.” Ses paroles honnêtes et ses représentations des frustrations de la vie ont donc ouvert la porte et il est devenu porte-parole des marginalisés à Paris et à Marseille.

Le rapport entre l’exclusion sociale et le hip-hop français a été confirmé au milieu des années quatre-vingt-dix. Un groupe marseillais connu par l’acronyme IAM, ou Invasion Arrivée de Mars (Marseille), apportait les luttes des habitants des banlieues à l’attention d’une nation habituée à fermer les yeux sur les difficultés d’y vivre. Les rancœurs de la vie quotidienne se manifeste dans la chanson désormais emblématique, “L’aimant” qui s’engage par par “j’ai commencé à vivre ma vie dans les poubelles dans un quartier de camés,” les réalités difficiles ont attiré l’attention du gouvernement local qui a promis d’améliorer la situation. D’autres groupes comme La Fonky Family et Le 3ième Oeil ont aussi critiqué l’exclusion et le bourbier des beurs et les immigrants africains. Sans le hip-hop comme intermédiaire, ils auraient pu rester muets à la périphérie.

Sa popularité a néanmoins produit un sous-genre dangereux. Le hardcore-rap mené par les groupes comme Suprême NTM, veulent violemment combattre l’état. SNTM, de la phrase “N*que ta mère,” utilisent le rap comme “un outil de la révolution,” et cela est apparent dans les chansons “Police” et “Brigitte, femme de flic.” Les deux incitent les gens à faire du mal à la police. Il est tenu coupable pour les émeutes urbaines de 2005. Après cela, le député François Grosdidier et 200 autres politiques ont essayé de poursuivre certains rappeurs infâmes hardcores pour leurs “paroles agressives” – mais en vain.

Le hip-hop français a donc ses propres fautes, il se voulait révolté et le voilà révolutionnaire !

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